17.10.2009
Concours d'écriture organisé par la mairie d'Armbouts-Cappel
Concours d'écriture organisé par la commune d'Armbouts-Cappel dans le cadre de sa thématique polar : écrivez la suite d'un de mes textes et gagnez le cocotier !
Bon, en fait, ce message s'adresse à vos enfants, neveux ou cousins car il faut avoir entre 13 et 18 ans.
En 5 feuilles A 4 maximum, imaginez la suite de ce texte et donnez-lui un titre. Les productions sont à rendre avant le 17 novembre à cette adresse : mediatheque.lepetitprince@orange.fr
"Raymond Vanderkelen rabattit la porte métallique et s’étira. La journée avait été longue. Longue, mais bonne. Comme chaque année, la Foire des Rameaux de Bergues avait été un franc succès. Les visiteurs, par centaines, s’étaient massés le long des barrières pour admirer les bêtes et flatter les encolures des animaux.
Raymond Vanderkelen avait remporté un prix d’honneur pour ses génisses de plus de trois ans. Mais cette année, le clou du spectacle avait été l’exposition d’un nouveau taureau. Un magnifique Holstein. Musculeux. Puissant. Effrayant.
Il venait de l’enfermer dans la bétaillère spécialement aménagée pour recevoir ce monstre d’une tonne.
Il s’assura que la porte était bien verrouillée et rejoignit ses collègues à la taverne du Rembrandt pour le traditionnel repas de fin de Foire. Il ingurgita un saladier de frites, dévora deux assiettes de tripes fumantes, une terrine de rillettes et quelques tartines de smout. Une dizaine de chopes de bières et quelques verres de genièvre par dessus afin de faciliter la digestion.
Il regagna sa bétaillère le visage congestionné, le ventre prêt à exploser et la démarche titubante.
Comme il approchait de son véhicule, il entendit les mugissements de son taureau, le bruit des sabots sur le sol métallique et aperçut les secousses qui secouaient l’engin.
– Qu’est-ce qu’il a donc, ce foutu bestiau ? maugréa-t-il.
Il se dirigea à l’arrière de la bétaillère pour déverrouiller la porte. À l’intérieur, le Holstein s’énervait de plus belle et Raymond Vanderkelen eut peur que les cornes du taureau ne perforent la paroi du camion. Ses doigts, engourdis par l’alcool, s’escrimaient sur la serrure. Enfin, le verrou céda et l’éleveur ouvrit les portes en gueulant :
– Alors quoi, bon Dieu ! C’est pas bientôt fini, ce bor…
Sa phrase se termina en un grotesque gargouillis. Quand Raymond Vanderkelen identifia ce sur quoi son taureau s’acharnait, il hésita entre vomir ou appeler les secours.
Finalement, il choisit une troisième option et s’évanouit Le corps repu de l’obèse s’affala dans une flaque épaisse. Le sang avait transpercé le plancher de la bétaillère et s’écoulait en rigoles visqueuses qui serpentaient entre les pavés de la place du Marché-aux-bestiaux.
20:59 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires
"Raymond Vanderkelen rabattit la porte métallique et s’étira"
Le bon vieux "il ouvrit la porte et entra" en version 2.0, ou comment "ouvrir" un texte?
Ecrit par : constance | 21.10.2009
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