28.10.2008

Grand jeu concours Le cimetière des morts qui chantent

Afin de tromper l'attente avant la sortie du troisième Dacié, je vous propose un jeu-concours. Le ou la gagnante se verra offrir un exemplaire dédicacé du Cimetière des morts qui chantent, troisième aventure de Dacié et Marquet, sortie prévue au printemps 2009.

Comme vous le savez peut-être si vous êtes un assidu de ce blog, ce titre (Le cimetière des morts qui chantent) est consécutif à un pari. Gilles Guillon, mon éditeur, ayant en effet l'habitude de changer les titres des manuscrits qu'on lui envoie, je m'étais dit que j'allais proposer un titre un peu fantasque, vu que de toute façon il serait changé, et que ça serait pas grave.

Seulement voilà, j'en ai parlé sur ce forum, que consulte Gilles, et mon dirlo - qui doit être joueur - m'a dit : chiche ! Cimetière.jpeg

Et me voici donc avec un titre (dont je rappelle ici que Frédéric Dard faillit l'utiliser) un peu étrange, et surtout aucune idée de ce que j'allais raconter !!

Oui, oui, pour la première (et dernière ?) fois, c'est un titre imposé qui a entraîné la création d'une histoire, et non l'inverse. Et contrainte supplémentaire, il fallait qu'en plus d'une intrigue qui justifiât ce titre, j'y greffe les histoires personnelles de Dacié et de Marquet. Vous me direz si j'ai réussi...

C'est maintenant à vous de faire jouer votre imagination pour tenter de remporter le concours : envoyez-moi un message dans lequel vous tenterez de trouver comment j'ai bien pu justifier un titre pareil. Un cimetière et des morts qui chantent. Allez, un petit indice, il n'y a absolument rien de fantastique ou de surnaturel. Pour jouer, cliquez ici.

Ah, dernière chose : le petit malin qui voudrait m'envoyer un mail pour me dire qu'il s'agit d'un règlement de comptes dans le milieu du karaoké dunkerquois aura un gage : me faire un nouveau contrat avec droits d'auteur réévalués à la hausse et à-valoir de compétition !! A bon entendeur...

27.10.2008

Fiche de lecture : Requiem-plage, de Clovis Fauquembergue

Aux éditions Ravet-Anceau, ça n'étonnera plus personne...

Le premier adjoint de la ville de Berck est retrouvé mort dans un blockhaus, une balle dans la tête. Malgré la présence d'éléments troublants, les enquêteurs concluent à un suicide. Le narrateur, prof de philo, était le meilleur ami du mort, et avait été appelé pour un remplacement à Berck, la veille du suicide. A la demande de la mère de la victime, il reprend l'enquête et se retrouve confronté aux milieux pédophiles, interlopes, au monde de la drogue et à la mafia locale, symbolisée par le premier opposant au maire, un candidat de droite très dure, pollueur notoire des plages de Berck. Et accessoirement, il doit également affronter son pire ennemi, à savoir son père qu'il n'a pas revu depuis dix ans.

Autant le dire tout de suite, si l'intrigue est intéressante et captivante, l'intérêt de ce - court - roman est ailleurs : dans la vision de la société complètement désabusée, déshumanisée, glauque, sordide, bref célinienne. Tout le monde en prend pour son grade : droite, gauche, riches, pauvres, jeunes, vieux, homos, hétéros... Jusqu'au personnage narrateur lui-même, anti-héros minable, qui est loin de s'épargner. Toujours avec une petite touche d'humour, mais un humour cynique, grinçant, méchant. Et ce n'est pas par hasard si j'emploie ce terme de "célinien", car l'écriture est à l'avenant : sans concessions, lapidaire, aiguisée, agressive.

Bref, une vraie réussite d'écriture que je ne saurais que trop vous conseiller.

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26.10.2008

Pour Nicolas

Salon du Livre et de la BD de Coudekerque, ce week-end. Très bonne édition. De bonnes ventes, une ambiance décontractée et chaleureuse, grâce notamment à l'équipe du service culturel, aux vendeurs de Majuscule et de Virgin et à la compagnie plus qu'agréable de Gilles-Pascal Villeminot, notre nouveau copolardier dunkerquois.

C'est clair, on y reviendra l'année prochaine, avec peut-être un petit projet initié par la mairie, mais... chut ! Trop tôt encore.

Et puis cette année, j'ai revu Nicolas. Les habitués de ce blog reconnaîtront peut-être de qui je veux parler. Sauf que cette année, je n'ai plus forcément envie de plaisanter.

Nicolas est revenu me voir avec son amie. A plusieurs reprises. Il m'a également cité des passages de Bienvenue à Dunkerque, preuve qu'il a lu et apprécié le livre acheté l'année dernière. Et il m'a fait la gentillesse et l'amitié de me prendre L'abattoir dans la dune.

Je les regardais, les deux. A la fois amusé et un peu gêné, pour eux, pour moi... Et il a fallu qu'un enfant pleure pas loin. Que la jeune fille se crispe en entendant ces cris. Qu'elle tente de maîtriser ses émotions pour ne pas céder à la panique engendrée par ces pleurs pour nous anodins. Que Nicolas, tendrement, la prenne dans ses bras pour la rassurer.

Il a fallu cela pour que je réalise enfin. Et que mes yeux s'embuent. Et que l'envie me prenne de les serrer à mon tour tous les deux dans mes bras, eux que j'ai tout d'un coup compris. Ils étaient si complices et si proches dans leur différence, que je ne pouvais que les aimer, spontanément, sans moquerie mais avec sincérité.

Alors Nicolas, je te dis à l'année prochaine, sans faute, avec ton amie. J'aurai plaisir à vous revoir, tous les deux. On parlera de ce que tu écris, je te parlerai de la place Jean Bart. Ca prendra le temps qu'il faudra, je m'en fous. Je serai content de te retrouver, mon ami.

20.10.2008

Fiche de lecture : Je tue, de Giorgio Faletti

« Héléna se révélait cadeau imprévu du destin, jaillissement de stupeur alors que sa planète aride tournait, inerte, autour d’un soleil qui semblait ne briller que pour les autres. Elle était l’émotion de découvrir, parmi les rocs et la terre desséchée, un unique brin d’herbe qui croissait. Non encore un rythme à sa vie, mais une petite promesse murmurée à fleur de lèvres, une hypothèse à cultiver sous le souffle gentil de l’espoir, qui, tout seul, n’apporte pas le bonheur, mais plutôt les tremblements. »
Non, non, ce n’est pas un extrait d’une rédaction d’un de mes élèves de 3ème, encore moins un passage de la collection « Doigt humide » de chez Harlequin, mais bien un paragraphe de Je tue, polar italien à la fois haletant et très irritant.
Pourquoi haletant ? Parce que l’intrigue est d’une grande efficacité : un psychopathe appelle régulièrement RMC pour annoncer qu’il va commettre des meurtres. En fond sonore, une musique est censée donner un indice sur l’identité de sa future victime. Hélas, le commissaire Nicolas Hulot (sic) et l’agent spécial du FBI Frank Ottobre arrivent toujours trop tard et les cadavres sont retrouvés, le visage atrocement dépecé. À cela, ajoutez un trafic de drogue, un général américain, et son homme de main, prêt à tout pour retrouver l’assassin de sa fille avant les autorités françaises, et vous devriez, normalement, obtenir un très bon thriller.
D’autant que tous les personnages, sans exception, sont soigneusement décrits, avec leurs forces, leurs fêlures, leurs passés et leurs drames. Peut-être même parfois un peu trop, ce qui a tendance à alourdir un peu le rythme. Mais ce n’est pas encore trop grave.
Mais – car on attend un mais – pourquoi donc ai-je eu tant de mal à finir ce livre ? Comme le montre le paragraphe cité au début, à cause du style horripilant de l’auteur.
Lorsque Faletti arrête de se regarder écrire (les scènes d’action, notamment), le style est vif, alerte, sans fioritures, bref, efficace. Mais sitôt qu’il prend le temps, mon Dieu, que d’emphase, que de boursouflures et de lourdeurs. Un lyrisme de roman-photo et une poésie de sitcom.
Il n’y a pas un paragraphe sans une comparaison ridicule, sans une métaphore grotesque. Ajoutez à cela une utilisation compulsive de l’imparfait du subjonctif, dont on eût aimé qu’il s’effaçât au profit d’une écriture moins apprêtée.
Impression plus que mitigée, donc. Car malgré le réel intérêt pour l’histoire et l’identification aux personnages, ce style ampoulé vient parasiter la lecture au point que l’on passe vite plusieurs pages pour échapper à des passages particulièrement lourdingues.
Certes, la taille ne fait rien à l’affaire, c’est bien connu, mais pour une fois, permettez-moi d’écrire que 569 pages, c’est beaucoup trop long, surtout quand elles vous rappellent les copies d’élèves qui essaient de faire du style.

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19.10.2008

Salon du livre de Coudekerque-Branche

Le samedi 25 (après-midi) et le dimanche 26 octobre (toute la journée), je serai présent au je-ne-sais-plus-combientième Salon du Livre et de la BD de Coudekerque-Branche, en compagnie des habituels Christophe Lecoules et J. Wouters, et en plus, cette année, du petit nouveau de l'écurie dunkerquoise de Ravet-Anceau, Pascal-Gilles Villeminot, pour son très bon Malo-Terminus.

Devrait y avoir du monde, cette année, alors passez me dire coucou. Salon Coudekerque.jpg

Ah, pour cette édition, ils ont organisé un concours d'écriture ouvert à tous autour du thème du mystère. Et en parlant de mystère, ils m'ont demandé de faire partie du jury qui distinguera les meilleurs textes.
Ce mercredi 22, je vais donc aller lire la prose des Coudekerquois. Il vous reste donc quelques jours pour déposer vos oeuvres et surtout, l'enveloppe avec les billets pour que je vote pour vous.

15.10.2008

Fiche de lecture : Les peupliers noirs, de Lucienne Cluytens

Peupliers noirs.jpg Excellent titre de la cultissime collection « polars en nord » de chez Ravet-Anceau. Mariette, jeune femme caractérielle et colérique, travaille comme aide-soignante aux Peupliers Noirs, une luxueuse maison de retraite. Elle s’aperçoit vite de graves dysfonctionnements au sein de l’établissement : de nombreux vols et surtout une forte propension des pensionnaires à tester en faveur de membres du personnel, juste avant de mourir. Le tout sous la bienveillante mansuétude de la directrice.
Mariette veut mettre fin à ces agissements, mais à cause de son caractère, elle ne trouve personne pour l’aider, exception faite d’un S.D.F. qu’elle a pris sous son aile.
D’habitude, j’apprécie moyennement les romans dont on connaît tout de suite les méchants, et où l’intérêt réside en comment on va les confondre.
Mais ici, je me suis laissé prendre pour trois raisons :
- Une écriture maîtrisée, agréable, fluide, qui sonne juste et nous entraîne sans peine.
- Des personnages particulièrement bien croqués, tantôt agaçants, touchants, drôles ou pathétiques.
- Un dénouement des plus originaux : La façon dont Mariette va dénoncer les coupables est franchement innovante.
Alors bien sûr, dans Les peupliers noirs, il n’y a qu’un seul mort, aucun tueur en série, pas de surenchère dans le sanguinolent ou le spectaculaire. Et ça fait du bien ! Une vraie écriture, un vrai style, des personnages authentiques dans lesquels on se reconnaît et une histoire crédible et bien construite. Une vraie réussite !

NB : j'essaie de lire un maximum de titres de chez Ravet-Anceau. Le hic, c'est que je croise souvent les auteurs dans les salons régionaux, qu'ils sont tous sympathiques, mais que je n'apprécie pas forcément TOUT ce que je lis. Alors je fais une exception à la règle que je me suis fixée : je ne déglinguerai jamais ici un bouquin d'un collègue, je me contenterai de ne pas en parler.
Oui mais alors, si je ne critique pas tel ou tel livre, est-ce à dire que je n'ai pas aimé ? Pas forcément ! Ami écrivain de la Ravet-Anceau's team, si je ne parle pas de ton book ici, tu as le choix :
1 ) Bon, oui, d'accord, je ne l'ai pas aimé et je ne veux pas te faire de peine.
2 ) Je l'ai pas encore lu (assez probable).
3) Je l'ai lu il y a plusieurs mois, je l'ai aimé, mais je ne tenais pas encore cette rubrique, et ma mémoire me joue des tours. C'est aussi fort possible, car j'ai quand même lu au moins quinze livre de la série !!

08.10.2008

Fiche de lecture : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Millénium 1

Millénium 1.jpg LE phénomène littéraire à la mode (des millions d’exemplaires vendus), il fallait bien que j’en cause un jour. On a beaucoup évoqué les circonstances tragiques de la publication de ces livres (l’auteur, 50 ans, est mort d’un infarctus après avoir remis ses trois manuscrits), et j’avais un peu peur que cette triste anecdote joue dans le succès du livre.
Alors, qu’est-ce que ça vaut, au bout du compte ?
Petit pitch : Mikael Blomkvist, journaliste économique rebelle et alternatif, co-fondateur de la très prisée revue Millénium, se retrouve du jour au lendemain totalement décrédibilisé aux yeux de l’opinion pour avoir attaqué, sans preuves apparentes, un magnat de l’industrie suédoise. Condamné pour diffamation à une forte amende et à une peine de prison, il est alors contacté par Henrik Vanger, vieil héritier d’une ancienne famille bourgeoise suédoise, qui lui demande d’enquêter sur la disparition de sa nièce, survenue 37 ans plus tôt. En échange, il lui promet argent et surtout les moyens de prendre sa revanche sur l’industriel véreux qui l’a fait plonger pour diffamation.
Mikael Blomkvist part donc s’isoler sur une petite île, là où quarante ans plus tôt, la jeune Harriett a disparu sans qu’on la retrouve. À cette occasion, il devra fouiller dans les secrets de la dynastie Vanger, sorte de caste locale, qui fait vivre les habitants de l’île depuis des décennies grâce à leurs usines.
Tout le monde m’avait dit : tu verras, ça prend le temps de se mettre en place, mais après, tu ne pourras plus le lâcher.
Même pas vrai, d’abord. Parfois même, ça tombait tout seul…
Ce n’est pas un mauvais livre, loin s’en faut. Mais je ne m’explique pas trop l’engouement. Déjà, il n’y a aucun style. Est-ce à cause de la traduction ? Mais on ne peut pas dire que ce soit écrit de façon ébouriffante.
Ensuite, le mélange des genres, pas toujours évident : imbriquer un polar économique dans une histoire de serial killer, fallait oser. Surtout que les passages techniques (Stieg Larsson a été essayiste économique) sont parfois barbants.
Autre aspect de temps en temps dérangeant, la dimension balzacienne (le style en moins) de l’auteur, qui entreprend de rédiger la chronique de la famille Vanger sur des pages et des pages. Depuis l’arrivée des pionniers jusqu’à nos jours. Bon, j’exagère un peu, mais on aurait pu resserrer le rythme.
Points positifs : le dénouement de l’intrigue Harriett. Si on devine assez rapidement ce qui lui est arrivé, en revanche, je vous mets au défi de trouver le coupable avant la fin.
Enfin, quelques vraies réussites dans le portrait de certains personnages. Mention spéciale pour celui de Lisbeth Sander, détective privée anorexique, inadaptée sociale et hacker de génie.
Alors, faut-il le lire, ou non ? Ben oui, quand même.
Et la preuve, c’est que je vais acheter le tome 2 qui, paraît-il, est encore meilleur que le tome 1.
Mais les « il paraît que… », je me méfie toujours…

05.10.2008

Une nouvelle rubrique

J'avais publié quelques fiches de lecture estivales, comme ça, sans me douter que les gens m'en reparleraient après. J'ai l'impression que ça a intéressé quelques uns d'entre vous.
Alors n'écoutant que mon courage, j'ai décidé d'intensifier l'exercice, en ne l'appliquant pas seulement à mes lectures de l'été, mais bien à tous les romans lus dans l'année.

Comme si j'avais que ça à faire...

Bref, la critique sera en ligne, puis archivée dans une nouvelle rubrique créée pour l'occasion, de manière à pouvoir les consulter quand on veut. Et dès que j'en aurai deux cents pages, paf, un éditeur me contactera pour les publier, ou mieux, pour m'engager comme critique littéraire.

On peut toujours rêver, non ?

J'ajoute que je les publierai également dans le forum listesratures, que j'ai déjà évoqué ici, et auquel je participe sporadiquement.

Cette semaine, pas la meilleure fiche écrite, mais il faut bien commencer, donc Mygale, de Thierry Jonquet. La fois prochaine, je vous parlerai du tome 1 de Millénium. Ca va chauffer !

Mygale.jpg

J'aime beaucoup Thierry Jonquet, dont je ne saurais que trop vous conseiller Mon vieux, magnifique roman social se déroulant durant la canicule de 2003.
En surfant sur un site consacré au polar, j'avais trouvé une liste - forcément subjective - des 25 meilleurs policiers. Mygale, du même auteur, y figurait.
Je l'ai donc lu ce week-end.
Impression étrange, en vérité, à la lecture de ce roman. L'intrigue, tout d'abord : on suit quatre personnages dans des chapitres parallèles, dont on se doute qu'ils vont se croiser à un moment, sans qu'on devine pourquoi. Il y a un chirurgien esthétique, Eve, sa maîtresse qu'il enferme chez lui et ne sort que pour la prostituer, Vincent, petit malfrat kidnappé une nuit et séquestré pendant des mois dans une cave, et Alexis, braqueur minable en fuite après qu'il a tué un policier lors d'un cambriolage. Je ne vous donnerai pas le dénouement. Sachez néanmoins qu'il est totalement improbable, mais que malgré tout, on y croit.

En fait, ce qui m'a le plus perturbé, dans la lecture, c'est l'impression que le texte est daté. Ecrit dans les années 80, ça se sent sans qu'on puisse expliquer pourquoi. Si vous lisez un Manchette ou un Daeninckx, c'est très ancré historiquement, et l'on devine facilement, à un tas d'indices, l'époque où ils ont été écrits.

Dans Mygale, le pire, c'est qu'il n'y a quasiment aucun indice temporel. Et pourtant, j'ai eu l'impression de tourner des pages un peu jaunies, possiéreuses.
Sans que je sache encore aujourd'hui expliquer pourquoi.
De toute façon, ce livre est très sombre, très pessimiste. Alors si vous ressentez la même chose que moi, ça ne fera qu'ajouter à l'atmosphère déprimante de l'histoire.

Pas génial, en tout cas pas pour figurer dans un classement des 25 meilleurs polars, mais à essayer si vous tombez dessus à la bibliothèque.

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