26.10.2008

Pour Nicolas

Salon du Livre et de la BD de Coudekerque, ce week-end. Très bonne édition. De bonnes ventes, une ambiance décontractée et chaleureuse, grâce notamment à l'équipe du service culturel, aux vendeurs de Majuscule et de Virgin et à la compagnie plus qu'agréable de Gilles-Pascal Villeminot, notre nouveau copolardier dunkerquois.

C'est clair, on y reviendra l'année prochaine, avec peut-être un petit projet initié par la mairie, mais... chut ! Trop tôt encore.

Et puis cette année, j'ai revu Nicolas. Les habitués de ce blog reconnaîtront peut-être de qui je veux parler. Sauf que cette année, je n'ai plus forcément envie de plaisanter.

Nicolas est revenu me voir avec son amie. A plusieurs reprises. Il m'a également cité des passages de Bienvenue à Dunkerque, preuve qu'il a lu et apprécié le livre acheté l'année dernière. Et il m'a fait la gentillesse et l'amitié de me prendre L'abattoir dans la dune.

Je les regardais, les deux. A la fois amusé et un peu gêné, pour eux, pour moi... Et il a fallu qu'un enfant pleure pas loin. Que la jeune fille se crispe en entendant ces cris. Qu'elle tente de maîtriser ses émotions pour ne pas céder à la panique engendrée par ces pleurs pour nous anodins. Que Nicolas, tendrement, la prenne dans ses bras pour la rassurer.

Il a fallu cela pour que je réalise enfin. Et que mes yeux s'embuent. Et que l'envie me prenne de les serrer à mon tour tous les deux dans mes bras, eux que j'ai tout d'un coup compris. Ils étaient si complices et si proches dans leur différence, que je ne pouvais que les aimer, spontanément, sans moquerie mais avec sincérité.

Alors Nicolas, je te dis à l'année prochaine, sans faute, avec ton amie. J'aurai plaisir à vous revoir, tous les deux. On parlera de ce que tu écris, je te parlerai de la place Jean Bart. Ca prendra le temps qu'il faudra, je m'en fous. Je serai content de te retrouver, mon ami.

Ecrire un commentaire