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18.04.2008

De retour

Eh oui, de retour de chez les Allemands. Semaine riche et chargée en nouveaux projets.

Promis, je vous en ferai un copte-rendu détaillé la semaine prochaine, mais là, j'ai juste le temps de vous rappeler que je vous attends à la librairie Majuscule, place Jean Bart, pour dédicacer L'Abattoir... et Bienvenue..., de 15 à 18h.

A demain.

Commentaires

Est brillamment admis dans la classe supérieure

« … MM. les lecteurs sont priés d'attacher leurs ceintures, car nous » avons amorcé « un virage grammatical et » sommes passés « de l'imparfait au présent sans modifier notre vitesse de croisière. L'imparfait, comme son nom l'indique clairement, n'est pas satisfaisant, et son emploi est à déconseiller dans des récits aussi vivants que les » siens. « S'il fait plus d'usage que le présent, son entretien est très coûteux ; la pièce de rechange est hors de prix et lorsqu'il attrape un subjonctif chronique, on est obligé de faire appel à la main-d'œuvre spécialisée, ce qui grève encore son prix de revient. Certains littérateurs de » notre « connaissance se sont fait mettre l'imparfait au mazout, prétextant une diminution de la consommation ; d'autres ont cru éluder la question en achetant des verbes du premier groupe par grosses quantités et en les faisant imparfaire par des nègres ; certains, même, ont fait venir des États Unis une machine à imparfait électronique (mais allez donc caser des imparfaits anglais dans de la prose française !) ce ne sont là qu'expédients ou caprices de snobinards. Les choses étant ce qu'elles sont, comme on dit à la maison Tuparle-Sijevouzécompry (Transports en commun, France et outre-mer), il reste que le présent offre certains avantages aux fins stylistes dont » Il est, « ceux entre autres de n'appartenir ni au passé ni au futur et d'être exonéré des droits de succession et de la surtaxe sur les participes… » "Ne mangez pas la consigne", elle vous sera utile, «pour vos rapports si vous êtes gendarme, pour vos recettes de cuisine si vous êtes Tante Laure, pour vos lettres d'amour si vous n'êtes pas onaniste, employez le présent. Vous aussi, amis journalistes ; vous m'en donnerez des nouvelles ! Bon, on continue ? » Merci San-Antonio pour votre aide, merci Monsieur Frédéric Dard pour votre aura, merci de me permettre de mieux parler ainsi de cette créature-là.

Et donc, après "Le blues du Corsaire "et son frère jumeau "Bienvenue à Dunkerque" qui étaient au passé simple imparfait, nous voilà donc, à présent, et AU présent, à progresser dans les sables du Nord avec "L’abattoir dans la dune". Quand je dis «progresser », j’ai la désagréable impression de parler encore, moi le semeur de virgules de la vieille école, d’un jeune élève de la communale… foutue déformation professionnelle et maupiteux privilège de l’âge des vieux cons radoteurs, sans doute… Néanmoins, et cheveux blancs en plus, depuis que je connais ce gus-là, de trente piges mon cadet, j’ai toujours l’impression, désobligeante pour Mézigue, que c’est bien moi, l’arpète ! Je confesse donc, Monseigneur, que si je me conduis avec cette condescendance et cette suffisance, c’est, avec toute la véritable affection que j’ai pour toi, à seule fin de me donner un peu d’importance, comme un gland sec à l’ombre du jeune chêne que tu es et dont j’envie la force et entrevois l’avenir… Car il est une des plus sures valeurs de la pépinière, un des plus futés de cette haute futaie qu’est « polar en nord », le Maxime ! Heureusement, il sait que je suis au moins un assez bon lecteur, faute de mieux… Brèfle, que, bien que je sois jaloux comme un vieux pou, je suis également le plus sincère de ses admirateurs. Donc on va pas dire que nous « progressons », mais que nous avançons inexorablement, à une allure de marathonien... Il en a les éponges, ce chti Zatopek ! Et voilà que je fais courir les arbres maintenant !

Tous ceux qui savent, le connaissent, le côtoient, l’aiment… n’ont aucun mal à anticiper : c’est un voyage au long cours que viennent d’entreprendre Dacié et Marquet, avec des escales de plus en plus passionnantes. Pas près de les enterrer, ces mecs-là, vous verrez… Et s’il y a de probables zob secs dans un futur proche, ce sera seulement dans ce cimetière dont les morts chantent pour notre plus grand bonheur…
Putain que je suis bon, hein, Max ! Je devrais écrire des articles !
Bises, frelot.
Le dirlo.

Ecrit par : Le dirlo | 19.04.2008

Oui, tu devrais, mon pote, et pas que des articles, d'ailleurs.

Bises,

M.

Ecrit par : Max | 20.04.2008