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25.03.2008

La vie trépidante des directeurs littéraires 1

Une fois n'est pas coutume, voici une petite anecdote relative à l'après-vernissage.

Gilles G. (respectons son anonymat), directeur littéraire des éditions Ravet-Anceau, m'avait fait l'amitié d'être présent lors du vernissage de L'abattoir dans la dune.

Après le restaurant qui suivit cet événement, il reprenait sa voiture, dans le vent et sous la pluie, direction Lille.

Sur la A25, il fut doublé par des C.R.S. Le passager, alors qu'ils étaient côte à côte, lui envoya le rayon de sa torche en pleine poire, puis la fourgonnette se rabattit devant lui.

Là, je ne sais pas si vous vous rappelez cette scène du Gendarme de St-Tropez, mais ils ralentirent, lui balançant toute la flotte sur le pare-brise, pendant quelques kilomètres.

Lassé de voir qu'il ne se passait rien, Gilles les redoubla à son tour.

La boulette !

Aussitôt, les flics lui demandèrent de se rabattre et le verbalisèrent pour les motifs suivants :
- Excès de vitesse (il roulait à 120, certes par temps de pluie, sur une autoroute limitée à 100. Gilles, t'es un rebelle !).
- Circulation sur la voie de gauche (il ne s'était pas rabattu assez vite en les doublant).
- Carte grise pas à jour (là, je peux rien dire pour sa défense...).

Bref, deux P.V. à 02h du mat, sur une autoroute déserte.

Merci qui ?

Je vais envoyer un rapport à Dacié et Marquet, on ne sait jamais.

N'empêche, j'ai un peu les boules pour Gilles. Bien sûr, il se fait des fins de mois en or grâce aux ventes de mes bouquins, mais tout de même...

Vous croyez que j'aurais dû lui offrir un dessert ?